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Mes deux premières pellicules de Diana F+

Mes deux premières pellicules de Diana F+

Je vous parlais en janvier de mon retour à la vie analogique. Le Diana F+ est devenu depuis un excellent compagnon de route, d’autant plus qu’il est léger et se transporte partout. Profitant de journées ensoleillées et de la formidable source d’inspiration que constituent les rues de Paris, je me suis donc lancée dans mes premières pellicules. Afin de m’habituer à l’appareil, j’ai fait mes premiers essais avec des pellicules 35mm, tout d’abord en Noir et Blanc Lady Grey 400 ISO, puis ensuite en couleur X-Pro Chrome 100 ISO, tout en format carré avec perforations. Voici mes premières impressions.

WYSINWYG : What You See Is NOT What You Get. Ce que l’on voit dans le viseur ne correspondant absolument pas à la prise de vue, on a parfois de bonnes surprises au niveau du cadrage. De plus, je ne peux régler que 3 types d’ouverture : position “soleil” qui correspond à un F/22, position “partiellement nuageux” qui correspond à un F/18 et position “nuageux” qui correspond à un f/11 (ces paramètres variant selon la sensibilité du film). Le déclencheur normal fait du 1/60. Du coup, impossible de prévoir le résultat. C’est ce qui rend l’exercice intéressant : laisser une place au hasard. J’aime assez l’idée.

Imperfection is beautiful. Avec un appareil réflexe, j’essaie au mieux de travailler mon cadrage, la netteté et les réglages de base. La qualité technique de la photo devient tout de même importante, même si je ne suis pas une puriste de la technicité et aime la part d’imperfection qu’il peut y avoir dans un cliché. Avec la lomographie, les imperfections peuvent provoquer une certaine émotion au cliché. Le flou, les aberrations chromatiques, la saturation, photos brûlées, tout est bon à prendre.

Capturing life. Le sujet s’y prêtait certainement mais j’ai fait beaucoup de clichés de monuments et de paysages à travers les rues de Paris. Ce qui m’a le plus plu dans cette série, c’est quand j’ai pu jouer avec les lignes, les lumières, les contrastes, les équilibres plein/vides. Mais je ne pense pas que les monuments et les paysages statiques soient du plus grand effet en lomographie. Essayer de capter l’instant présent, capturer le temps et le mouvement : c’est cela que j’aimerais arriver à faire. Ainsi, une préférence pour l’objectif de 75mm de base plutôt que les grand-angles.

Continuous experimentation. Le Diana F+ est un jouet. Dès lors qu’on l’a entre les mains, une furieuse envie d’expérimenter nous envahit, tout en restant avare des clichés. 36 poses pour les 35mm, 12 ou 16 poses pour les 120mm : il ne s’agit pas de shooter en rafale. Le Diana collé sur l’oeil, on lève la tête, on saute, on se baisse. On teste des prises qu’on ne ferait pas avec un réflexe : contre-jour, bouger, pauses longues, pinhole… une expérimentation continue qui incite à encore plus de créativité.

Slow down. Avec le Diana, on prend le temps. On s’arrête, on regarde, on shoote. Un cliché à la fois, on attend le moment propice, on prend soigneusement des notes. On confie sa pellicule au labo, 2 semaines d’attente, on va chercher ses tirages et on est là comme un enfant déballant ses cadeaux à Noël devant le sapin… on feuillette ses clichés tirés sur papier 9×9 et on sourit, on s’étonne, on se remémore le moment où l’on a appuyé sur le déclencheur. Il y a beaucoup à jeter mais on est surtout heureux de ces quelques clichés qu’on sélectionne soigneusement. On est impatient d’en faire d’autres et d’expérimenter encore et encore.

Les prochains tests : 120mm en 16 et 12 poses.

rue Tournefort Panthéon Place des Vosges

rue des Francs Bourgeois Notre Dame Panthéon depuis le pont Saint-Louis

Notre Dame Immeuble de la rue Tournefort Panthéon

 

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